They Shoot Horses, Don’t They ? (1969) [HD] – Sydney Pollack
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They Shoot Horses, Don’t They ? (1969) [HD] – Sydney Pollack

August 15, 2019


Bien, vous avez tous
un formulaire, les enfants. Vous le remplissez,
vous le signez et vous le remettez quand
vous recevez vos numéros officiels. Commencez par le lire. Vous vous cassez une jambe,
nous la réparerons. Vous prenez froid,
il y aura de l’aspirine gratuite. Mais la direction n’est pas
responsable des actes divins. La crevaison, la pneumonie,
le feu, c’est entre vous et Lui. Donc lisez-le et signez. Pour les nouveaux,
nous faisons le tour du cadran, encore et encore et encore. Une pause de dix
minutes toutes les deux heures. Rollo ! MARATHON DE DANSE GÉANT C’est le signal d’avertissement. Si c’est votre partenaire, vous avez 30 secondes
pour le faire bouger à nouveau. Pas d’excuses,
pas d’explications. Trente secondes. Si c’est deux genoux– Rollo. C’est ça, dehors.
D-E-H-O-R-S, dehors. Nous le gèrerons avec autant
de justice que la nature le peut, donc quand un juge statue–
c’est sans appel. Quand votre partenaire est exclu, vous pouvez danser
en solo pendant 24 heures. Si vous vous entendez
avec un autre solo, tant mieux. Sinon, dehors ! Il y aura un entraîneur
ou une infirmière de garde et un médecin ici
24 heures sur 24. D’accord ? Maintenant, la nourriture. Quatre repas complets
et trois petits par jour. Maintenant ! CONCOURS
DE MARATHON DE DANSE Mais que se passe-t-il là-bas ? Désolé. MARATHON DE DANSE
le plus célèbre au monde Remplis ça
et mets-toi là, mon garçon. Viens, mets-toi là. Il y aura deux juges
sur la piste en permanence, et des infirmières
dans les espaces de repos. S’il y a des questions,
levez-vous et posez-les. Les gars, mettez-la en sourdine. Dans quelques heures, nous ouvrons les portes
de la gloire et de la fortune, alors faites la queue
et préparez votre numéro. Nous allons nous en occuper,
ne vous inquiétez pas. Où veux-tu
que je les mette, Rocky ? Ils seront là
dans une seconde. Mets-les là. Turkey,
vérifie les espaces de repos. C’est la première fois que
vous participez à un concours ? Tu parles d’un système.
Comme dans la marine. Faire la queue et attendre,
mais c’est moins long. Hé ! Si on accélérait
un peu le rythme ? Ton tour viendra.
Patience, hein ? C’est quoi ce truc ?
De la gnôle ? Non, c’est pour mon estomac.
J’ai mal à l’estomac. – Parégorique, base d’opium.
– Pas de numéro. Il en a une autre. C’est un médicament.
Je le prends pour l’estomac. Prends-le ailleurs.
J’ai assez d’ennui sans un camé. Tu as entendu,
l’école est finie. Dégage. – C’est injuste–
– Prends un avocat. Suivant.
Remuez-vous. Entre deux séjours en prison,
j’étais sur un cargo à bétail. Pareil, vous voyez
ce que je veux dire ? Non, je ne vois pas, en fait. Réfléchissez, le bétail n’est pas
plus mal traité que nous. Il l’est mieux. Il y a toujours
quelqu’un pour le nourrir. Exact. Bien les nourrir
pour l’enclos à abattage. Juste en bas de la glissière,
un gros idiot de bohémien se tient là avec une masse. Mais ils ne savent
pas que ça va arriver. Ils sont dans
une meilleure position que nous, non ? Ouais, si vous le voyez comme ça. Qu’est-ce qu’il a ? Rien. Vous avez une spécialité ? Je suis actrice.
Alice LeBlanc, de Londres. Vous avez une scène
ou un numéro ? Voyons un bout. Nous pouvons préparer
quelque chose, d’accord ? Oui, on m’a dit
que vous étiez des idiots, mais je n’écoutais
pas vos belles paroles, – ni ne croyais en votre charité.
– Bon sang. Vous me promettiez
la vie, mais vous mentiez ! Vous pensez que la vie
c’est ne pas être mort ! Alice. C’est génial, je le pense.
Shakespeare, hein ? – C’est tiré de “Jeanne d’Arc”.
– C’est ce que je pensais. C’est un peu intellectuel
mais ne vous inquiétez pas, j’organiserai quelque
chose juste pour vous. Suivant ! Hé, le marin. Rocky, regarde ça. Trente et un ? Ouais, 31. J’ai besoin
d’un mot de ma mère ? Ce sont tes pieds, le marin. Suivant ! Bougez. Doc. – Vous êtes malade ou quoi ?
– Ça va. Ouvrez. Plus grand. Plus grand. Qu’est-ce que c’est ?
Il va bien. Une bronchite, peut-être. Ouais, peut-être
la crève mongole. Pas question.
Vous contaminez l’endroit, j’ai eu le département
sanitaire sur le dos. C’est comme ça. Suivant ! – Je suis désolé, Gloria.
– Ça m’aide beaucoup. – Tu m’as entraînée là-dedans.
– Je suis désolé. Et moi ? – Je suis désolé.
– C’est ce qu’il a dit. Pas assez pour
payer mes cigarettes. Je ne peux pas faire d’exceptions. – Combien vous avez ?
– 71 inscrits… Et elle ? Si elle n’est pas enceinte,
je suis la Vierge. Quoi de plus sain
que d’avoir un enfant ? Et ça donne au public
une raison d’applaudir. Il faut que je sois fauchée
et que je me fasse engrosser ? Nous pourrions
en discuter plus tard. C’est un peu difficile à avaler. – C’est notre numéro ?
– Attendez ! – D’autres suggestions ?
– Prenez un autre partenaire. Ouais, où ? Hé, cow-boy ! Ouais, toi ! Viens ici. Bonne chance, Bates. Faites avancer la file. Je passais.
Je ne suis pas venu pour– C’est définitif ? Comment t’appelles-tu, cow-boy ? Robert. Robert Siverton. Une minute ! Tu as une partenaire, Richard ? Non, je– C’est Robert. – Je passais par là.
– Voilà, mademoiselle. Comment va-t-il danser avec ça ? Vous parlez des bottes ?
Ce ne sont pas les miennes. C’est mon co-locataire
qui les a laissées. – Il va se casser un pied.
– Dénichez-lui des chaussures. Ou vous préfèreriez peut-être
attendre le Prince de Galles. – Est-ce que j’ai le choix ?
– C’est à prendre ou à laisser. NE TOUCHEZ PAS
LES CONCURRENTS Yowsah, yowsah, yowsah ! Mesdames et messieurs,
bienvenue à la danse du destin. Nous faisons le tour du cadran
et ce n’est que le début. Que le début ! Encore et encore et encore
et quand cela va-t-il s’arrêter ? Quand cela va-t-il s’arrêter ? Quand ? Seulement quand il restera
deux fabuleux mômes éblouis. Seulement deux danseurs
qui vacilleront et chancelleront, trébucheront et se pâmeront,
au milieu de la mer de la défaite, vers la victoire. Un couple,
et un seul, valsera ici, au-dessus des corps cassés
et des rêves brisés, portant le grand prix
de 1500 dollars en liquide. M. l’éclairagiste ! COMBIEN DE TEMPS
VONT-ILS TENIR ? L’horloge du destin,
mesdames et messieurs. J’ai dit “le prix”
parce qu’un seul couple dansera vers
la célébrité et la fortune. Ceux qui laissent tomber,
ceux qui s’épuisent, ceux qui abandonnent– dehors ! Un règlement dur
mais les temps sont durs. Comme disait notre grand président, Herbert Hoover, “La prospérité
est à portée de main.” Mais que disons-nous
de la Dépression ? Voilà ce que
nous disons de la Dépression. Applaudissons ! Applaudissons ! C’est la nuit
des morts vivants, Turkey. Sers-moi une gorgée d’eau. Alors, choisissez
votre couple, mes amis. Luttez avec eux, espérez
avec eux, priez avec eux. Voyez si vous pouvez
repérer ce couple chanceux et l’encourager. Allez, montrez-leur
que ça vous intéresse. Faites-leur savoir que
vous êtes avec eux tout le long ! Vous entendez ça, les enfants ? Vous entendez ces gens
qui vous encouragent ? Allez, montrez-leur
que ça vous touche. Un petit sprint pour
ces gens merveilleux là-bas ! C’est ça.
Vous les voyez se donner ? Vous les voyez
se donner ? C’est l’esprit ! Alors pourquoi la Californie ? Vous ne gelez pas pendant
que vous mourrez de faim. Il y a les films. Êtes-vous actrice ? J’ai fait de la figuration
sur quatre films ici. J’en aurais fait plus,
mais je ne peux pas entrer au casting. Ils ont tout bouclé. Vous ne connaissez pas
quelqu’un pour vous aider ? Dans ce milieu ?
Comment savoir qui peut vous aider ? Un jour, vous êtes électricien,
ensuite, vous êtes producteur. Pour approcher un gros bonnet,
je dois sauter dans sa voiture. Mon Dieu. Matez celle-là. Je ne sais pas si
les stars masculines peuvent m’aider autant que les stars féminines. Apparemment,
je n’ai pas laissé le bon sexe décider de mon avenir. – Vous êtes dans le cinéma ?
– En quelque sorte. Je jouais un français
mort dans “Les anges déchus”. Hot-dogs !
Prenez vos hot-dogs ! Tu perds ton temps, ma petite. En fait, le vrai casting c’est
“Raw Earth” de Von Sternberg. Un film parlant
uniquement avec des ploucs. Je pourrais jouer une paysanne. Tu ne le pourrais pas. – Ça te plaît ?
– Cela a-t-il une importance ? Pas du moment que ça leur plaît. Hé, chérie.
Tu as un autre partenaire, hein ? Sauf qu’il n’a pas l’air en
meilleure santé que le dernier. Vous êtes médecin ? Il ne veut rien dire, mon chou. J’essaie juste d’aider. L’huile de foie de morue.
Tu devrais en prendre. Il bout parce que vous avez
20 ans de moins que lui. Peut-être même 30. C’est là que tu as
tes signaux brouillés, chérie. Ouais, l’expérience–
c’est ce qui compte. Garde tes yeux ouverts, mon pote. Prends le rythme
et essaie de me suivre. Stop-time ! C’est le genre de concurrent
que nous avons pour vous. Beaucoup de style, le marin. Tu as dû les scier à Roseland. Et si nous applaudissions
notre très cher ancien marin ? Harry Klein ! Yowsah, yowsah, yowsah. Merci.
C’est très généreux. Vous avez tous vu qu’Harry
était dans la marine américaine. Mais ce que vous ne voyez pas–
j’aimerai être sérieux, si vous le permettez. Harry Klein est un
de ces braves jeunes gens qui a pris la mer
pour combattre le Kaiser. C’est vrai, un vétéran
de la Grande Guerre. Et espérons qu’il n’y en
aura jamais d’autre. Harry a été décoré pour
des blessures au combat mais ce n’est pas tout. Je sais qu’Harry
ne voudrait pas que je vous le dise mais là, en ce moment,
il y a 32 éclats d’obus encore logés dans son corps. Trente-deux ! Et, ici, il lutte dans un autre genre
de guerre et pour gagner. N’est-ce pas le genre de cran
et d’esprit de ne jamais plier qui a fait ce grand pays ? C’est ça, n’est-ce pas ?
Bien sûr que c’est ça ! Et je le pense
sincèrement, du fond du cœur. J’aurais dû apprendre les claquettes. Tu te sens bien ? J’espère que je ne vais pas
te marcher dessus. Tu ne m’as jamais marché dessus. Pense aux sept repas par
jour qui vont nous nourrir. Vous le sentez ? – Quoi ?
– L’océan. Les vagues– on les sent
à travers le sol. Même quand on est loin,
on peut les sentir parfois. Pas d’où je viens. – C’est où ?
– Par ici. Kansas.
Le Texas plutôt– Dallas. Cela a dû être agréable. Agréable ? En fait, je n’y suis
jamais vraiment allé mais c’est ce qui
m’a toujours semblé. D’où que l’on regarde,
on voit la terre. Je veux dire,
sans construction dessus. Ouais, c’est super. J’adore la poussière et les cactus. C’est pour cela que je suis partie. Bien, pourquoi êtes-vous partie ? Avez-vous déjà couché avec
un syrien qui mâche du tabac ? Si quelqu’un vous le demande,
dites-lui qu’il n’y a pas d’avenir. Vous voulez toute la piste ? Je suis vraiment désolé. La façon dont elle se dandine, ses pieds tiendront
plus longtemps que son cul. Il était boucher. – Qui ça ?
– Le syrien. Je ne voulais pas être indiscret. Je ne voulais pas être indiscret. Alors, pourquoi demander ? Juste pour la conversation. Nous allons être collés
pendant un bout– Ne me mettez pas la pression. D’accord. Yowsah, yowsah, yowsah.
C’est la nuit de la fantaisie. Il y a un mari et sa femme
qui dansent ensemble. M. et Mme Ora McCusick
Mary du Minnesota. Il y a un couple de l’Alaska. Souvenez-vous,
rien ne vaut Nome. N’oubliez pas d’écrire
à votre pauvre vieille mère. Yowsah, yowsah, yowsah. Les enfants, c’est la soirée
d’ouverture. Souriez au public. – Quel public ?
– On s’en occupe. Il pourrait vous disqualifier. Les experts m’ont disqualifiée. Dix minutes et ils seront de retour et le championnat du monde
de marathon continuera encore et encore et encore et encore ! Pas de temps pour
les problèmes personnels. Allez vous trouver un lit. Il y a peu de chances que
vous retrouviez les affaires. Le sac à linge ici,
les serviettes et le savon là-bas. C’est très simple. Gardez-le en tête–
le sac à linge reste ici, les serviettes et le savon
uniquement dans cette pièce. Pardon, les filles. Miss LeBlanc,
votre scène est prête ? Je suis en train de la mémoriser.
Chaque réplique. Super. Passez à mon bureau. À la prochaine pause,
nous la répèterons. Vous devriez reposer vos pieds. C’est pour quand le bébé ? Je ne sais pas. Qu’a dit le médecin ? Nous avons fait de l’auto-stop
et voyagé dans des wagons. Un petit miracle de la nature. Bon sang. – Mais–
– Pourquoi avoir un bébé si vous n’avez pas
assez d’argent pour l’élever ? Vous devriez reposer vos pieds.
Vous n’avez que cinq minutes. On n’arrête pas d’enfanter
parce qu’on n’a pas d’argent. Vous avez l’intention de le garder ? Je ne pourrais jamais… Jimmy veut le bébé. Pourquoi ne pas laisser une autre
poire dans ce merdier ? Je vous l’ai dit, pas de bagarre. Et pas de pince-fesse, les gamins. Quel est le problème ? Ce n’est pas pour moi.
J’ai les pieds sensibles. La prochaine fois,
j’essaierai celui assis sur un mât. Vous êtes fous, les gars. C’est vraiment lamentable. On n’y arrive même pas avant
la première phase de repos C’est déjà mon huitième marathon. Ma femme et moi en avons gagné
un à Oklahoma City. Nous avons tenu
1253 heures d’affilée. C’est le premier, mon garçon ? – Comment allez-vous ?
– Je vais bien, docteur. Ce n’est pas une première classe. Ni même une troisième,
mais c’est mieux que rien. Je ne faisais rien d’autre
de très important, donc me voilà. Tu sais ce que
je ferais si j’avais ton âge ? Je m’engagerais
à nouveau– la marine. Non, ça ne me plairait pas. J’aimerais pouvoir
partir quand je m’ennuie. Vadrouiller ?
C’est bien un temps. Mais un homme
doit se fixer, s’intégrer. C’est la nature humaine, non ? Je n’y ai jamais trop pensé. Ouais, bon, tu y viendras. Quand tu auras
mon âge, tu y viendras. Non pas que je sois si âgé. Ce sont les muscles
qui comptent ici. Encore plus que tes jambes. Juste là. Vite arrivé Vite parti C’est comme ça Si l’amour doit faire son temps Alors comme il est venu Laisse-le partir Pas de remords Pas de regrets Il faut nous quitter comme
nous nous sommes rencontrés Vite arrivé Vite parti Non, vous attendez Diane Nico,
elle vous attend. Tant de pétales tomberont mais
Diane Nico attendra toujours. Alice, c’est affreux. C’est juste que
ce n’est pas fait pour moi. Je vais demander à M. Graver
de nous trouver autre chose. Je crois qu’il vaudrait mieux. Hé, bouche en feu.
Tu as trouvé ça à Paris ? Non. Ma mère me l’a faite. Vous l’aimez. C’est très joli. Vite arrivé Vite parti Nous y voilà Alors chérie, au revoir On dit qu’après les cent
premières heures, on s’habitue. Qu’est-ce que vous regardez ? Il y a une fenêtre
en partie cassée là-bas. J’essayais de voir
s’il faisait encore jour. – Il est 4 h du matin.
– Ouais, je sais. Parfois, au bord de la plage,
il y a de la lumière à 4 h. C’est comme ça à Hawaï,
parce que c’est une île. Ouais, je sais. On peut voir
la lumière au-delà de l’océan. On peut être quelque part
et regarder le soleil monter d’un côté du monde
et descendre de l’autre côté. Comment êtes-vous
allé là-bas– Hawaï ? Je n’y suis jamais allé,
mais c’est facile d’imaginer. Vous pouvez aussi imaginer
que vous êtes Gary Cooper. Je ne voulais
pas du tout dire ça. Pourquoi
toujours faire des histoires ? Tout ce que
je voulais dire c’était– Dites à cette nana
de ficher la paix à ma femme. Elle a recommencé. À chaque pause, elle veut
savoir pourquoi elle ne file pas, pourquoi elle n’avorte pas. Elle rend Ruby nerveuse. Je ne laisserai aucune
traînée ennuyer ma femme. – Va te faire voir, grosse brute !
– Vous– Non. – La prochaine fois, je vais–
– Ça suffit ! Vous connaissez les règles.
Pas de bagarre sur la piste. Que pensez-vous
que ce soit ici, un bouge ? Je garde un œil sur vous. Lequel ? C’était stupide.
Vous avez vu ce pain de maïs ? Il aurait pu vous tuer. Ouais, je suppose. Alors pourquoi l’avez-vous fait ? Parce que vous êtes ma partenaire. Combien de temps il nous reste ? Vous ne savez pas ?
Je vais avoir mes règles. Ne prenez pas de la
codéine. Ça va vous endormir. Encore et encore et encore. Quatre-vingt dix-sept heures
de mouvement continu. Regardez-les. Ils luttent toujours,
ils espèrent toujours gagner le grand prix,
les 1500 dollars en liquide. Applaudissons ces mômes
courageux et merveilleux. C’est ça l’esprit. Vous voulez dormir un peu ? Non, je suis trop fatiguée pour dormir. Le marin dit qu’il faut
tenir environ 500 heures, avant de pouvoir dormir
pendant qu’on bouge encore. – Vous avez l’air fatiguée.
– Sans blague. Pourquoi n’essayez-vous
pas de dormir sur mon épaule ? Je ne vous laisserai pas.
Faites-moi confiance. C’est ce qu’a dit le dernier type. – Comment ?
– Oubliez ça. Gloria ? Elle est encore là. Elle doit vivre ici. Vous devriez être gentille avec elle. Rollo m’a dit qu’elle essayait
de nous avoir un sponsor. Personne ne le lui a demandé. Quatre dollars par semaine
et des chaussures neuves. Allez. – Je suis Mme Laydon.
– Oui, madame, nous le savons. Un juge nous a dit que vous vouliez
nous trouver un sponsor. C’est parce que
vous êtes mon couple favori. Vous portez mon numéro– 67. C’est l’année de ma naissance. Vraiment ? On ne peut pas rester
trop longtemps. Je comprends. Allez-y. Mais ne laissez pas tomber,
parce que vous allez gagner. – Je le sais.
– Merci. Vous ne pouvez pas quitter la piste.
Je dois vous éliminer. Ne vous donnez pas cette peine. Va les comprendre ces deux-là. Ils ne sauront jamais
ce qu’ils ont raté. Pourquoi ne m’as-tu pas dit
que ce serait si difficile ? Tes genoux sont trop tendus. Ça noue les muscles. Soixante-cinq. J’ai calculé.
C’est son âge. Mon Dieu, j’espère que
je ne vivrai jamais jusque-là. Ce n’est pas comme
ça que ça s’est passé. Ce n’était pas comme ça. Nous étions très
proches dans un sens. J’étais son ami. Yowsah, yowsah !
Attention à vos pieds. Tout le spectacle repose sur eux. Sept repas c’est l’accord.
Sept– comptez-les. Croyez-moi, ces garçons
et ces filles peuvent les avaler. – Quel est votre nom, ma chère ?
– Angie. – Comment est la nourriture ?
– Très bonne. Vous entendez ça ? Après quatre jours
de danse continue, ces garçons et ces filles
ne sont peut-être pas riches mais vous pouvez
parier qu’ils sont bien nourris. Ils n’ont que
dix minutes pour manger et ils doivent continuer à bouger,
à danser tout le temps. – Comment ça va, le marin ?
– Bien, la bouffe est bonne. Elle est préparée dans
nos cuisines, par nos experts, à grands frais pour la direction, mais ces garçons et ces filles
doivent être bien nourris. Continuez à manger.
Continuez à danser. Yowsah, yowsah, yowsah ! Je suis obligée. Ouais… comment allez-vous
le nourrir quand vous l’aurez ? Couple numéro 65, dans une scène de leur succès
à Broadway “Vie privée”, nos Ramon Novarro
et Jean Harlow à nous– M. Joël Girard et
Mademoiselle Alice LeBlanc. Nous ont-ils aimés ? Je l’espère. Tu crois qu’il y a quelqu’un ? Tous les gens du studio.
Allons voir. Alice et Joël
vont revenir parmi nous, s’il n’y a pas de découvreur
de jeunes talents dans le public. Respectant notre politique
de vous tenir au courant de ce qui se passe
dans notre petite famille ici, j’ai le plaisir de vous informer
qu’un autre sponsor est venu pour miser sur
un autre couple audacieux. Couple numéro 67, Gloria Beatty
et Robert Siverton ! CANNETTES
DE TONIQUE JONATHON Laissez-les voir la société
qui mise sur vous, les enfants. Félicitations,
les enfants. Félicitations. Qui sait ? Avec un sponsor comme ça,
ils ne peuvent que gagner. Supposez que nous gagnions.
Qu’est-ce que vous en feriez ? – Quoi ? Avec quoi ?
– L’argent. J’achèterais peut-être
une bonne mort au rat. BUREAU Qu’est-ce que c’est ? Ça fait deux heures. Tu m’as dit de te réveiller
dans deux heures, Rocky. File-moi une clope, Turkey. Écoute-les… Ces gens merveilleux. Yowsah. Ferme-la.
Ferme cette foutue porte. Merveilleux. Tout ce que tu dois
faire c’est de les comprendre. Tu sais quoi, Turkey ? Mon vieux n’a jamais
dépassé le CM1. Quant aux relations humaines… …il ne comprenait rien à rien. Tu sais ce qu’il était ?
Il était guérisseur. Je l’accompagnais
dans ses tournées. J’étais celui qu’il guérissait. J’étais son complice
pour piéger la foule. “Marche, mon fils.” “Quand je poserai ma main
sur toi, tu marcheras.” “Tu marcheras.” Sacré vieil alcoolique ! Il pensait que c’était lui auquel
ils croyaient mais c’était moi. COUPLES RESTANTS 60
HEURES ÉCOULÉES 174 COUPLES RESTANTS 41
HEURES ÉCOULÉES 434 Il y a un type dont
les doigts couvrent 13 notes. Qu’est-ce que tu fais ici ?
C’est la pause. Tu es censé te reposer. Je regardais juste
le coucher du soleil. Allez, va te reposer. D’accord. Le coucher du soleil. Infirmière ? Quelqu’un ? Elle a disparu. Infirmière ! – Que se passe-t-il ?
– Elle a disparu. – Elle a disparu !
– Qu’est-ce qui a disparu ? Ma robe ! Elle est juste en face de vous. Non, l’autre. La rose. Je– Et mes produits pour les cheveux. Mon fard à joues ! Et mon rouge à lèvres ! Tout a disparu ! Quelqu’un les a pris dans mon sac ! Personne n’a rien pris.
Ça a sûrement glissé dessous. Non. Ce sont elles qui l’ont fait ! L’une d’elles l’a fait. – On a volé mes affaires !
– Arrêtez ! – Arrêtez tout de suite.
– Donnez-la ! – Rendez-la-moi !
– Vous avez entendu. Vous savez ce que ça veut dire. Mais que se passe-t-il ici ? Vous avez entendu les sirènes.
Dépêchez-vous de sortir de là ! Ma robe.
Je l’avais dans ma valise– – Elle est hystérique ?
– Je ne pense pas. – Ma robe en satin rose.
– Vous devriez vous remuer. – Il reste quelques secondes.
– Je n’ai que deux robes. Plus tard !
Bouge ton cul d’ici. Personne ne veut votre robe. Attendez s’il vous plaît.
Attendez s’il vous plaît. Pourquoi ne
mettez-vous pas l’autre ? Attendez s’il vous plaît. Mon frère,
peux-tu dépenser un sou ? – Pourquoi ?
– Rien. Pourquoi font-ils ça ? Ce n’est pas pour rire.
Tu peux le parier. Bon sang. Ça vient. Je ne peux pas.
Jimmy, je ne pense pas que je puisse. Oui, tu peux, chérie. Ne commence pas
à y penser maintenant. Salaud. Il faut se souvenir que
c’est ce numéro qui attire les foules. Nous aurons même
un public hollywoodien ce soir. Mettez un de ces uniformes
qu’ils distribuent et accrochez bien
vos numéros dessus. Numéro 63,
porté sur la nourriture. Ces costumes de vitesse
sont loués une seule fois donc les accrocs ou les dégâts
volontaires vous sont facturés. Nous n’en avons pas assez
pour tout le monde, donc les autres porteront
de très jolis survêtements. Nous aurons le médecin
et les infirmières sur la piste, donc personne ne doit s’inquiéter. Les pros savent
déjà comment ça marche. Je suis sûr que les autres
en ont tous entendu parler. Maintenant, vous allez le voir ! Yowsah ! Le derby ! Le test suprême de l’énergie
et de l’endurance. Dix minutes violentes
et ininterrompues de supplice ! Bien ! Bien, bien, bien, bien. Parce que vous êtes là
pour une folie excitante. Yowsah, le derby. Et si on m’autorise à vous faire
part d’une opinion, il y a une leçon à tirer,
mesdames et messieurs. Les concurrents,
si vous m’entendez derrière… …vous n’avez pas
besoin d’être numéro un pendant que vous
flânez sur la route de la vie… mais ne soyez pas les derniers ! Encore et encore, ils fonceront
pendant dix petites minutes. Qui va donner le ton ?
Qui va gagner la course ? Tout le monde sauf
les trois derniers couples ! Maintenant, les voilà ! NE NOUS LAISSE
PAS TOMBER, JIMMY Et canon,
canon, canon, les gars. Elles ont des genoux ! Elles ont des genoux ! Tout le monde est là ? Okay, regardez bien ! Préparez vos mouchoirs, car trois couples sont
sur le point de dire au revoir. Oui, en effet. Infirmières et médecin,
êtes-vous prêts ? Le public, êtes-vous prêt ? Parfait ! Amenez-le ! M. Rythme ! LEVEZ L’ANCRE LES MARINS Oui, ils sont partis,
mesdames et messieurs. Tout le monde gagne,
sauf les trois derniers couples. Le test suprême
de l’énergie et de l’endurance. Si quelqu’un tombe,
ils ont dix secondes, et dix secondes seulement,
pour se relever. Et ils doivent
faire du pointe-talon. Tenez vos chapeaux. Voici vos leaders. Quatre juges, ne perdez pas
de vue les trois derniers couples, parce que les trois
derniers couples perdront. Oh, mon Dieu !
Il y a un carambolage. Il y a un carambolage
dans le coin là-bas ! Un ! Deux ! Trois ! Quatre ! Cinq ! Six ! Sept ! Huit ! Neuf ! Qu’en dites-vous ?
Excitant ? Je vous l’avais dit. Ça va ? Continuez ! Allez. Allez. La direction prévient
qu’aucun pari n’est autorisé mais vous pouvez toujours
soutenir votre couple préféré et croyez-moi, ces gosses
méritent vos encouragements parce que chacun lutte
contre la douleur, la fatigue, la lassitude,
se bat pour continuer, pour gagner, et n’est-ce
pas cela l’esprit américain ? On m’informe,
mesdames et messieurs, que dans nos célèbres invités,
se trouve M. Mervyn LeRoy ! Tu entends ça ? LeRoy. Qui est LeRoy ? Seulement le plus grand
réalisateur d’Hollywood ! Qu’en pensez-vous, M. LeRoy ? Presque autant d’excitation ici
que dans “Little Caesar”, non ? Pointe-talon, le marin,
ou elle sort ! Allez, nous y sommes presque. Il y a un problème juste là. Le garçon du couple
numéro 78 a des ennuis. Envoyez un juge
de piste là-bas. Un ! Deux ! Non, arrêtez ! Non ! Relève-toi ! Trois ! Quatre ! Cinq ! Six ! Non ! – Huit ! Neuf ! Dix !
– Arrêtez ! Dehors ! Faites-le sortir ! Le couple 78 est éliminé ! Éliminé du championnat
du monde de marathon géant ! Mais c’est la vie !
Applaudissons-les ! Ça va ? – On est derrière ?
– Je ne sais pas. Mesdames et messieurs,
il reste moins de deux minutes ! – Allez ! Continuez !
– Seulement deux minutes. Que se passe-t-il ? Le couple numéro 67
a des difficultés. Sans blague,
ils ont des problèmes ! Le garçon du numéro 67 est à terre !
Il est vraiment à terre ! – Qu’est-ce que c’est ?
– Ma jambe. Étendez votre jambe et remuez-la ! Un ! – Secouez votre jambe !
– Deux ! Trois ! – Quatre !
– Redressez-la. Cinq ! Aidez-moi ! Six ! Sept ! Taisez-vous, bon sang !
Il se lève ! – Je suis debout !
– Accrochez-vous à moi. Il est debout ! Le garçon
du numéro 67 est debout ! Mais vont-ils y arriver ?
Ils ont perdu du terrain. Il reste quarante secondes.
Vont-ils y arriver ? Accrochez-vous à moi ! C’était le meilleur.
Vous avez de sacrées tripes. – Économisez votre souffle !
– J’espère que vous y arriverez. Trente secondes ! Vingt secondes ! Dix secondes ! Cinq secondes ! Les perdants sont
le couple numéro 22, 28 et 37. Nous n’étions pas derniers.
C’est bon. Je sais que c’est
un moment triste pour nous tous, mais c’est le règlement,
mesdames et messieurs. Mais après 602 heures, 25 jours de danse ininterrompue, je pense que ces gosses
méritent un applaudissement ! Avez-vous
des nouvelles, M. Graver ? Ne vous inquiétez pas.
Je l’ai signalé aux autorités. Nous devrions
avoir une réponse bientôt. Elle n’a pas pu
disparaître comme ça. Quelqu’un a dû la prendre. Il n’y a pas que ma robe.
Il y a mon maquillage et tout le reste. Je n’ai rien d’autre. La décision du médecin est… Lillian Kramer
reste dans le marathon ! Le médecin m’affirme que
Lillian a une légère sinusite. Une sinusite. Quoiqu’en dise ce charlatan,
elle a une tumeur au cerveau. Non, je ne le pense pas. Je pense qu’une tumeur,
c’est différent. Les symptômes sont différents. Ouais ?
Comment le savez-vous ? Je l’ai vu dans un film… …avec Anita Louise
et Richard Cromwell. C’est de ça dont
elle est morte– Anita Louise. Une tumeur au cerveau,
mais c’était différent. Un jour, tout est
devenu sombre pour elle. Jusqu’à ce que finalement,
elle n’ait plus rien vu du tout. Elle ne pouvait même
plus voir Richard Cromwell quand elle l’embrassait
pour lui dire au revoir. Ouais ? Alors quoi, elle est morte ? En quelque sorte. Elle s’en est allée
en écoutant son air préféré. Et puis elle était morte. Sans douleur ni rien ? Ils ont probablement menti. Bobby ? Viens, mon garçon. Viens. Allez, la pause
est terminée. Allez. – Tommy ?
– Ouais, le marin. Le gosse dort. Frank, nous avons un mort ici. Donne-moi cet ammoniaque. – Tu sais où tu es ?
– Quoi ? – Donne-lui une autre dose.
– Non ! Laissez-le tranquille. Ça va ? Accrochez-vous à moi. – Vous allez y arriver ?
– Ça va aller maintenant. – C’est à lui que je l’ai demandé !
– Bien sûr. Oui, oui, je vais bien. Là. Comme dans les mariages, ces enfants doivent
se débrouiller seuls parfois, mais épuisés comme ils sont, c’est plus dur
de rester debout tout seul, alors surveillez-les,
car tout risque de se terminer pour un de ces gosses
courageux et combattants. Prenez vos hot-dogs ! Hot-dogs !
Prenez vos hot-dogs ! Hot-dogs ! Hot-dogs ! Prenez vos hot-dogs ! Seulement cinq cents ! Cinq cents ! Hot-dogs !
Prenez vos hot-dogs ! – Quel est le problème ?
– Enlevez-les-moi ! – Quoi ?
– Faites-les partir ! Quoi ? Directeur ! Infirmière ! – Quel est le problème ?
– Ils rampent partout sur moi ! – Enlevez-les-moi !
– Il n’y a rien– Aidez-moi, s’il vous plaît. – Ils rampent partout sur moi !
– Ça va. – Tout va bien.
– Asseyez-la ! – Qu’est-ce qu’elle a ?
– Elle est folle. Tenez-la ! Dites-leur de trouver le Victrola. Aidez-moi, s’il vous plaît ! Ça ne l’aidera pas du tout. Shirl… Ils rampent sur moi ! Écoutez-moi, Shirl. Ils rampent sur moi ! Où sont-ils ? Dites-moi. Dites-moi où ils sont.
Ici, sur votre bras ? Ils sont partis.
Ici, sur votre épaule ? – Oui.
– Là. Ils sont tous partis.
Ils sont tous partis. Ils sont tous partis. – Ils sont tous partis ?
– Oui, ils sont tous partis. Il faudrait la mettre
sous la douche. Venez, chérie,
tout va bien. Tout va bien. Tout va bien. C’est une technique. Je pensais que, contre un peu
d’argent, vous l’exhiberiez. Non. C’est trop réaliste. J’espère que ce petit épisode
ne vous a pas trop secouée. Non. Cigarette ? Non. Non. COMBIEN DE TEMPS
VONT-ILS TENIR ? JOURS 33 COUPLE RESTANT 25 1/2
HEURES ÉCOULÉES 812 Dix minutes de pause
et la danse continue encore. Une entrée vous permet
de rester autant que vous voulez. Pendant que les gosses
se reposent et sont soignés, pourquoi ne pas visiter
notre jolie palmeraie, où nous servons toutes
sortes de rafraîchissements. Merci, merci. Yowsah ! Ouais, on dirait sa robe. Ça l’est. Ça se voit rien
qu’en la regardant. Bon, même si c’est sa robe,
elle est abîmée maintenant. Je ne peux rien y faire. Mais n’allez-vous pas
essayer de trouver ? Quelqu’un l’a volée
et l’a déchirée. Vous pourriez appeler
tout le monde et trouver qui l’a fait. Ce n’était pas un des gosses. Comment le savez-vous ? Parce que c’est moi. – Mais pourquoi ?
– Pour le bien du spectacle. C’est ce qui
nous intéresse tous, n’est-ce pas ? Le spectacle. Non, c’est un concours. N’est-ce pas
ce que c’est censé être ? N’est-ce pas ce que vous
avez annoncé ? Un concours. Pas pour eux. Pour toi peut-être,
mais pas pour eux. Tu crois qu’ils ont
sorti du fric pour te regarder poindre la tête
dans la lumière du soleil ? Ou Alice avoir l’air de sortir
d’un institut de beauté ? Ils se fichent que ce soit vous
qui gagnez ou James et Ruby ou Mario et Jackie ou l’Homme
dans la Lune et Miss Muffet. Ils veulent juste voir un peu
de malheur pour se sentir mieux. Ils en ont le droit. Regardez-nous. Maintenant,
nous sommes tous comme ça. Sales, les pieds enflés,
manquant de sommeil. Que voulez-vous ?
N’est-ce pas assez ? Bien sûr, s’ils peuvent y croire. Mais comment le peuvent-ils
avec Alice qui semble se rendre à un bal au Palais de Buckingham ? Elle cassait l’ambiance. Maintenant, elle a l’air de ce
qu’elle doit être et ils y croient. C’est assez simple ? Pourquoi ne vas-tu pas dormir
pendant la pause qui te reste ? Ouais. Emmène-moi dehors. – Nous ne pouvons pas.
– S’il te plaît. Alice, la pause
est presque terminée. Quelque part.
S’il te plaît, n’importe où. Parle-moi. Parle-moi.
Raconte-moi des choses. Parle-moi.
Prends-moi. Ma bretelle– baisse-la. Embrasse-moi,
prends-moi. Parle-moi. Parle-moi, Robert. – De quoi ?
– De toi, de ce que tu es. Les boutons. De l’endroit où tu as grandi.
Dis-moi où tu es né. Chicago.
Je suis né à Chicago. Chicago.
Je n’y suis jamais allée. Ça ne me dit rien.
Parle-moi de ta famille. – Que fait ton père ?
– Il est mort. Il était pharmacien,
mais il est mort. – C’est coincé, Alice.
– Tire-le. Il a attrapé froid et il est mort. C’est coincé.
Je n’arrive pas à le défaire. – Qu’est-ce que je dois faire ?
– Tire-le ! Là. Embrasse-moi.
Touche-moi. Embrasse-moi,
embrasse-moi. – Quelqu’un va entrer.
– Ça ne fait rien. Embrasse-moi. Parle-moi de tes–
Tu avais des frères ? – Des sœurs ?
– Non. J’avais un frère. Il est mort
à la bataille de la Somme. Devine son nom.
Essaie de deviner. – Qui ?
– Mon frère ? – Je ne sais pas.
– Devine ! – Je ne sais pas.
– C’est très simple. – George. Robert.
– Non. Non, attends, ne pars pas. – Alice, je–
– Non. Joue mon morceau
préféré dans quelques minutes. – Bon, on danse ?
– Allez-vous faire voir. Parfait. Maintenant,
mesdames et messieurs, notre Russ Columbo–
M. Coley James. Hot dogs ! Ce soir, le président Mussolini
fut promu, dit Norman H. Davis, porte-parole à Genève
du désarmement américain, lors d’un dîner dans l’un des
plus grands hôtels de Rome. Signore Marconi, l’inventeur, différents membres du cabinet, Alexandre Kirk,
le Chargé d’affaires américain et les membres de l’ambassade
américaine y ont aussi assisté. À la suite
de conversations cordiales avec le Président du Conseil
et les membres de son cabinet, M. Davis alla chez
M. Kirk, où ils… Ne me touche pas. …résultats de l’élection à la radio. M. Davis poursuit le débat
sur le désarmement avec des experts italiens au bureau
des Affaires Étrangères. À Boston, Anthony Bender,
43 ans, a été autorisé à voter mais il a dû d’abord
prouver qu’il était vivant. Quand Bender est entré
dans le bureau de vote, on l’a provoqué,
“Désolé, vous ne pouvez pas voter ici.” “Pourquoi pas ?” demanda-t-il. “Vous figurez parmi
les morts”, lui a-t-on dit. Bender prouva sur le champ
qu’il était bien vivant et les officiels décidèrent
qu’il pouvait voter. Des pompiers à Détroit se battent
toujours contre le feu qui a provoqué
la mort de Johnny Sciutto et de son frère Guido. Le chef de brigade DeCoine
ne prévoit pas de détention avant tôt demain matin. Les dégâts sont
estimés à plus de 41 000 $. Ici la station Clear Channel
KFI à 50 000 watt… – Non !
– au centre de Los Angeles. Et maintenant,
un regard sur le temps. On attend une chute
de température autour de 4 degrés dans certains coins
de la vallée de San Joaquin… Tard le soir et tôt le matin,
du brouillard le long des côtes, avec des températures
au-dessous de 10. Demain, le temps devrait
être clair et plus chaud, avec un pic à 18 en ville,
16 sur les plages et 20… J’ai changé d’avis. Votre partenaire vous attend. Elle se penchait
au-dessus de la balustrade. POUR LES AVOCATS
NE PAS ABÎMER LES TABLES Elle était très détendue,
très à l’aise. Je n’avais pas
une très bonne vision mais je voyais assez
son visage et ses lèvres pour voir qu’elle… souriait. Mille heures ! Et pour nous aider
à célébrer l’occasion, Jeff Maxon et sa musique ! C’est à vous, Jeff ! Yowsah ! Mille heures
de danse ininterrompue. Quarante-deux jours
d’acrobatie exténuante, pénible, défiant la pesanteur
et ils sont toujours là. Vingt et un couples
courageux dansent encore. Et combien de temps
avant qu’un seul d’entre eux ne survive pour gagner
le marathon géant ? Qui est-ce ? Personne. Vous voulez parler ? Non. J’aimerai que
tu retournes vers elle. Comment ?
Tu sais ce qu’elle pense. Il ne s’est rien passé. – Vous voulez changer de côté ?
– Non. – Dormir ?
– Non. Mais que voulez-vous ? – On vous a déjà dit que vous–
– Ouais, on me l’a dit. Et n’oubliez pas, c’est gratuit
pour les dames demain, jusqu’à 15 h. J’ai une annonce importante à faire à propos de John Hirschman,
le préposé aux réservations. Il est en convalescence
à l’hôpital de Santa Monica après une grave crise
d’appendicite. Nous savons que vous
vous joindrez à nous pour le féliciter et lui souhaiter
un prompt rétablissement. Merci, merci, merci. À l’intérieur de la piste. Ces gens payent pour vous voir. – D’accord.
– Venez. Je viens ! COMBIEN DE TEMPS
VONT-ILS TENIR ? JOURS 44 COUPLES RESTANTS 20
HEURES ÉCOULÉES 1072 La lune appartient
à tout le monde Les meilleures choses
de la vie sont gratuites Les étoiles sont
à tout le monde Elles brillent pour vous et moi Les fleurs au printemps Les rouge-gorges qui chantent Les rayons du soleil qui brillent Ils sont à vous,
ils sont à moi Et l’amour peut
toucher tout le monde Les meilleures choses
de la vie sont gratuites Les meilleures choses
de la vie sont gratuites Magnifique, magnifique ! Qu’en dites-vous ?
N’était-ce pas ravissant ? Notre numéro 68 ! Ruby Fix, une charmante
petite dame pleine de charme, une salle entière de courage
et une maison remplie d’espoir. Et je sais que vous me rejoignez
tous en lui souhaitant un heureux voyage dans la vie. J’espère que ça
en valait la peine. Nous avons besoin de l’argent. C’est l’instant
de célébrité ce soir encore. Souhaitons la bienvenue
à Miss Helen Twelvetrees et à cette jeune star montante,
M. Ross Alexander ! Mais chaque nuit est la nuit
de célébrité au marathon géant. Yowsah, yowsah, yowsah ! Elle lui ressemble. À qui ? À ma tante. Mon Dieu, quelle garce. Il a dit qu’il allait être là. S’il y avait un prix pour les garces,
elle le gagnerait. Un petit mec chauve,
avec des lunettes. Des marques,
comme de l’acné. Bon sang, vous auriez
dû l’entendre hurler. – “Sors ce chien galeux d’ici.”
– Il est assistant à la réalisation. “N’amène pas d’animal
dans mon pensionnat.” Il va tourner un western
de dix-jours au Monogram. Je ne l’aurais pas
ramené là de toute façon. Il y a peut-être
quelque chose pour moi. Il m’a juste suivie, c’est tout. Peut-être, peut-être. – Peut-être…
– Je ne l’aurais pas gardé, – Sauf qu’elle s’est mise à crier.
– Et s’il m’avait mené en bateau. J’ai dit à son mari
qu’elle se tapait un des internes, – Minable.
– Ce qu’elle faisait certainement. Mais quelque chose
l’a rendu malade. Son mari ? Non. L’interne. Non, bon sang, le chien ! C’est devenu pire,
alors il tremblait, faisait sur lui, gémissait et pleurait toute la nuit. Quelle idiotie ! Il a continué à geindre
et à gueuler et il ne s’arrêtait pas. Mais que fait Dieu assis là-haut ? Est-il si bon qu’il ne peut pas
faire taire un chien malade et arrêter de réveiller
ces foutus internes ? Et vous savez ce que j’ai fait ? Une fois tout le monde couché,
je l’ai amené au salon. Elle avait ce canapé
en mohair– son préféré. Et je lui ai préparé
une place dessus. Qu’importe, oubliez ça. Vous devriez dormir. Je viens de me réveiller. Voulez-vous quelque chose ?
Quelque chose pour vos pieds ? Que diriez-vous d’une scie ? Y a-t-il quelque chose que
le médecin pourrait vous donner ? Qu’est-ce qu’il a ? De l’aspirine. Je m’en doutais. – Avez-vous vu Joël ?
– Je l’ai vu. Il est adorable celui que
vous avez choisi– Juste comme ça. Et c’est moi qui doit
le dire à Rocky. Salut. Ne me racontez pas d’histoire ! Que se passe-t-il ? Exactement ce
qu’il semble se passer. Je me suis rasé,
je me suis changé et je remballe. – Pour quoi faire ?
– J’ai un boulot. Ce n’est pas grand-chose,
mais c’est un boulot. Dix jours dans
un western au Monogram. Salaud ! Vous n’allez pas
me laisser tomber ! Non ?
Restez là et regardez, chérie. Va-t-elle réussir ? – COUPLES RESTANTS 13 1/2
– Va-t-elle réussir ? Après 1100 heures
d’une endurance incroyable, elle est là, seule,
mais luttant toujours, espérant et ayant
toujours confiance– Gloria Beatty. Dix-sept heures–
c’est tout ce qui lui reste. Va-t-elle trouver un partenaire
avant l’expiration du temps ? La chance va-t-elle récompenser
son courage et son énergie ? Va-t-elle réussir ? Je ne laisse pas tomber. Je ne vais pas abandonner. Comment sont les notes ? À peu près pareilles. Le téléphone a baissé
et le nettoyage a augmenté. Ouais ? Que se passe-t-il si
je ne trouve pas de partenaire ? Il te reste 11 heures,
presque 12. Je sais compter. Que se passe-t-il ? Tu connais le règlement. Tu pourrais le changer. Non. La foule a besoin
de croire en quelque chose. Une fois qu’ils cessent d’y croire,
ils cessent de venir. Tout mais pas ça. Tommy, nous avons un mort. Donne-le-moi. On y va. Bon sang ! Si deux genoux touchent le sol,
elle est éliminée ! Allez, allez ! Allez, le marin ! Éliminée ! Faites-la sortir. Miss Shirley Clayton. Vous allez nous manquer.
N’est-ce pas, vous autres ? Au revoir, Shirl,
mais ne désespérez pas. Tous les cœurs ici sont
avec vous et c’est ce qui compte. C’est dur pour nous tous, après avoir vécu toutes
ces heures et semaines ensemble, de voir un de ces
courageux enfants tomber. Mais la vie continue
ainsi que le marathon ! Il reste trois minutes ! Trois minutes de tourbillon
pénible et déchirant ! Yowsah ! Plus de 1200 heures
de danse ininterrompue et ils sont toujours là, luttant et se battant
pour rester dans la course. Mais les trois
derniers couples perdront. Les trois derniers
couples seront éliminés ! Yowsah, yowsah !
Allez, tout le monde, on applaudit ! On applaudit de ce côté ! – Qu’est-ce qui ne va pas ?
– Ma poitrine ! Venez, appuyez-vous sur moi.
Mettez votre bras autour de moi. Appuyez-vous sur moi ! Où avez-vous mal,
qu’est-ce que c’est ? Une minute ! C’est juste un peu plus loin ! Allez, sacré vieux loup de mer ! Il faut se battre ! Allez ! Allez, bon sang ! Accrochez-vous à moi !
Je suis fatiguée de perdre ! Allez ! On dirait que notre marin
et notre malchanceuse ont de sérieux problèmes. Allez, on va y arriver. Trente secondes ! Marchez ! Marchez ! Marchez ! Marchez, bon sang ! Marchez ! On va y arriver ! – Cinq !
– Marchez ! – Quatre !
– Allez ! Trois ! Deux ! Un ! Rayez ces trois-là, – et voilà les perdants !
– Le marin, nous avons réussi ! Amenez-les sous les projecteurs. – Arthur et Jean…
– Le marin ! Pattie et Don,
Dusty et Jessel… Nous avons réussi ! Applaudissons les perdants. Allez, applaudissons. On dirait que notre marin
a du vent dans ses voiles. Il ne faut pas s’inquiéter. Il va bien !
Laissez-le tranquille ! – Sortez-la d’ici !
– Non, s’il vous plaît ! – Sortez-la d’ici !
– Ça va aller ! Que font-ils ?
Ça va aller. Je viens d’avoir un
message de notre médecin. Rien de grave. Juste un coup de chaleur. Et je comprends qu’Harry,
en vieux cuir salé qu’il est, voulait rester dans le marathon, mais le médecin dit “non”
et, dans ce genre de situation, la parole du médecin fait foi. Il va s’en sortir. Adieu, le marin. Mais nous savons que
tu reviendras pour nous voir et encourager les autres. Vous avez dix minutes
pour vous amuser dans notre belle palmeraie. Je ne suis pas plus riche. Je suis désolée. Oh, mon Dieu. Sortez du passage. Sortez d’ici. Allez, bougez, merde ! Vous pouvez sortir maintenant. Personne ne va
vous faire de mal. Vous ne voulez pas
sortir maintenant ? Vous risquez
d’attraper froid là-dedans. Ce n’est pas ce que
vous voulez, n’est-ce pas ? S’il vous plaît. Je veux juste vous aider. Je veux juste
fermer l’eau, c’est tout. Je veux juste fermer le robinet. D’accord,
je ne le fais pas… …si vous ne le voulez pas. Dites-moi. Vous pouvez tout me dire. Il… m’a touchée. Qui ? Il… m’a touchée. Sortez d’ici ! Il est mort ? Le marin ? Vous parlez du marin ? Non. Vous avez ma parole
qu’il va s’en sortir. Quelqu’un a crié. C’était vous, Alice. RÉPARATION RADIO KISSEL Un garçon croise une fille,
la perd et la retrouve ! C’est l’histoire
de notre couple chéri– Gloria Beatty et Robert Siverton ! Yowsah, yowsah, yowsah ! Je ne suis pas
un scénariste hollywoodien mais je sais comment
cette histoire devrait se terminer. Ça va, Robert ?
Ça va, Gloria ? Mal. Voulez-vous faire
une déclaration à la cour avant que le verdict
ne soit prononcé ? Non. Non, monsieur. Entrez, entrez, les enfants. Asseyez-vous
et mettez-vous à l’aise. Je sais que c’est votre moment
de repos alors détendez-vous. J’ai eu une idée– quelque chose
qui pourrait aider le spectacle, quelque chose
qui pourrait nous profiter. En particulier, à vous deux, et en même temps, au public qui aurait
quelque chose d’excitant. Nous mettre en cage pour qu’ils
nous jettent des cacahuètes ? Plaisanterie mise à part– Qui plaisante ? Ce que je veux,
c’est que vous vous marriez. Ici sur la piste. Un mariage public. Vous divorcez après le spectacle,
si vous voulez. C’est juste pour faire de l’effet. Qu’est-ce que tu en dis, Robert ? – Je ne sais pas, oui.
– Il dit non. Elle parle toujours à ta place ? Exact. Bon… Robert, c’est peut-être mieux
que je discute avec elle. D’accord ? Ouais, bien sûr. Mais tu n’es pas contre.
C’est ce que tu as dit ? Non, monsieur. Je n’ai pas du
tout dit ça. Tout ce que j’ai dit– C’est pareil, c’est pareil. Ça ne durera qu’une minute. Quel est ton problème ? Tu as peur de te marier ? Tu n’es pas content tant
que tu n’as pas tout détruit. Attends une minute. Attends. Je ne me marie avec personne ! C’est du business ! Uniquement du business,
nom d’un chien. Tu sors avec quelque chose–
des nouveaux vêtements… …plein de cadeaux,
de l’argenterie, des gaufriers, des toasters,
ce genre de choses. Qu’est-ce que je vais faire
de ce genre de merde ? Vends-le, fais du porte-à-porte ! Pour l’amour du ciel,
j’essaie de t’aider. Tu pourrais sortir avec
300 dollars– ce n’est pas rien. À moins que tu veuilles sortir d’ici avec les pennies qu’ils t’envoient. Ouais ? Et si nous gagnons
tout simplement ? Écoute, chérie, je suis dans
le métier depuis longtemps. Je ne reconnais peut-être pas
un gagnant quand je le vois… …mais je suis sûr de pouvoir
repérer un perdant. Connard ! Peut-être. Tu veux sortir avec quelques
centaines de dollars ou non ? Les gagnants
obtiennent 750 chacun. D’accord, moins les factures. Quelles factures ? Écoute, ce marathon
ne tourne pas tout seul. Les factures
s’empilent tous les jours. Et je garde les notes. Vous me coûtez de l’argent. La blanchisserie, le nettoyage,
le téléphone, le médecin et tout. Qu’est ce que c’est ? Les notes pour toi et Robert. Tu me comptes ça ? Seulement si tu gagnes.
Sinon, tu ne paies rien. Je n’ai pas l’intention
de trahir qui que ce soit. Oh, bon sang. Gloria, nous devons y retourner. Mais à quoi ça sert ? D’accord. Mais où est l’autre ? Ne restez pas là debout.
Pourquoi ne m’aidez-vous pas ? À quoi ça ressemble exactement ? À ça. À quoi
ça va ressembler, une cravate ? Je vais vous dire une chose. Je ne vais pas quitter
ce foutu trou à rat sans lui. C’est ma dernière paire. Et je me suis privée de tramway
pendant un mois pour les avoir. C’est ça ? Non, bon sang,
c’est de la soie. Je l’ai trouvé. Ici, c’est ça ? Ouais. Nom de Dieu, je suis désolé. Gloria, ne… Écoutez, vous pouvez
peut-être le réparer ou le raccommoder ou… Laissez-moi voir.
Vous pouvez peut-être le recoudre. J’ai encore 71 cents.
Vous pouvez peut-être acheter– Taisez-vous ! Ce n’est pas ce foutu bas,
de toute façon. Oubliez ça. J’adorais regarder l’océan… …marcher le long,
juste m’asseoir et l’écouter. Maintenant, ça m’est égal
si je ne le revois plus. Ça… ou autre chose. Qu’allez-vous faire maintenant ?
Tenter le cinéma à nouveau ? Non. Je ne réussirais jamais. Et ça ne ferait peut-être aucune
différence même si j’y arrivais. Le monde entier est
peut-être comme un casting. Tout est truqué avant
même qu’on ne se montre. Je sais ce que vous voulez dire. Je sais exactement
ce que vous voulez dire. Ah bon ? Qu’allez-vous faire ? Je vais quitter
ce joyeux monde. J’en ai tellement marre
de tout ce truc qui pue. Quel truc ? La vie. Et ne me donnez pas
de leçons d’optimisme. Je n’en avais pas l’intention. Alors pourquoi me
regardiez-vous comme ça ? Ce n’est pas ce que je faisais. J’essayais
juste de voir votre visage. Bon, continuez de regarder. Restez jusqu’à la fin. Aidez-moi. S’il vous plaît, s’il vous plaît. Dites-moi quand. Je suis prête. Maintenant ? Maintenant. Que s’est-il passé ? Poussez-vous. Il y a mieux à faire. Dégagez. Allez, rentrons à la maison. Allons-y. Pourquoi as-tu fait ça ? Elle me l’a demandé. Un salaud serviable. C’est ta seule raison,
mon garçon ? On achève bien les chevaux. Yowsah, yowsah, yowsah ! Les revoilà ! Ces gosses merveilleux
qui luttent et espèrent toujours. Pendant que
l’horloge du destin tourne, la danse du destin continue ! Le marathon continue
encore et encore. Combien de temps
peuvent-ils encore tenir ? On applaudit ! Allez ! On applaudit !
On applaudit ! On applaudit.

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  1. THE DEPRESSION WAS DISNEYLAND COMPARED TO THE LAST 45,35,30 YEAR'S.
    THEY HAD LAND HOUSES LEGAL SLEEPING, LEGAL TRAVEL LEGAL FISHING AND HUNTING NO INVASION AND EVERYONE KNOW THAT THEY WERE POOR

  2. A minor masterpiece. I'd like to see it paired with Rollerball – both are concerned with spectator sport as capitalist exploitation and social control.

  3. I wonder what sadistic bastard thought these dance marathons up to play on people's sheer desperation to survive.

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